Guide d'identification AV Roe (Avro)-679 Manchester |
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| Plan 3 vues |
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| Carte d'identité |
| Type |
Bombardier lourd |
| Dates clés |
- Premier vol : 25 juillet 1939 (prototype)
- Livraison en novembre 1940
- Arrêt de la production : novembre 1941
- Retrait du service : juin 1942 (réduit en mitraille)
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| Pays |
Grande-Bretagne |
| Constructeur |
A.V Roe Ltd |
| Equipage |
7 hommes |
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| Historique |
En mai 1936, le Group Captain R.D. Oxland, Directeur du service « besoins opérationnels » du Ministère de l'Air britannique publia la spécification P.13136 pour un bombardier bimoteur pouvant emporter un maximum de 12 000 livres de bombes en interne, ou bien une seule bombe de 8000 livres, ou bien deux torpilles. Deux constructeurs furent invités à présenter leurs prototypes pour répondre à ce programme : Handley Page avec son HP 56 et Avro avec son modèle 679. mais le projet de Handley Page fût rejeté en raison d'un possible manque de moteurs Rlls-Royce (il allait pourtant aboutir et donner l'excellent Halifax). Quelques semaines à peine après la commande du prototype, Avro reçut la commande de 200 de ces nouveaux bombardiers, sous la spécification 19137. |
Le moteur «Vulture»... |
De grande taille si on le compare aux autres bimoteurs de l'époque, le P.13136 était en réalité mû par quatre moteurs de chez Rolls-Royce. Sous l'appellation « Vulture », RR avait en fait associé deux moteurs V 12 Kestrel partageant un unique carter. Celui du bas était inversé et cela donna un moteur en X de 24 cylindres... et pas mal de tracas. |
Premier vol |
Le 25 juillet 1939, le prototype L7246 vola pour la première fois avec le Group Captain H.A. Brown aux commandes. Le vol ne dura que 17 minutes mais ce fût suffisant pour comprendre que les moteurs Vulture fournissaient moins de puissance que prévu. Ajouté à une charge alaire importante, cela rendait l'avion extrêmement difficile à piloter.
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Deuxième prototype |
| Pour remédier à l'instabilité en lacet, on ajouta une dérive dorsale sur le fuselage, entre les deux dérives, au second prototype (L7247). Ce dernier vola le 26 mai 1940 et était armé de 6 mitrailleuses Browning : 2 dans la tourelle de nez, 2 dans une tourelle ventrale et 2 dans celle de queue. |
Avions de série |
La production démarra rapidement et le premier appareil de série (L7276) fit son « roll out » le 5 août 1940, en pleine bataille d'Angleterre. Les appareils de série eurent une envergure augmentée et la tourelle ventrale fût déplacée sur le dos. La nécessité de certaines modifications et la priorité donnée à la production des chasseurs ralentit la production du P.13136, désormais baptisé Manchester. Le second appareil de série (L7277) ne fût ainsi livré que le 25 octobre 1940 au Squadron 207. |
Baptême du feu |
Le Squadron 207 avait été reformé à Waddington sous le commandement du Wing Commander Hyde, afin d'évaluer en secret le Manchester. A la fin de l'année 1940, le 207 en avait tout de même reçu une vingtaine d'exemplaires, et le 9 janvier 1941, l'existence de cet avion fût révélé à toute la RAF. Le 24 février 1941, six Manchester participèrent à l'attaque sur Brest, où un croiseur de la classe Hipper avait été signalé. Tous les appareils revinrent, mais l'un d'entre eux (le L7284) s'écrasa à l'atterrissage à Waddington, à cause d'une panne hydraulique. Les soucis du système hydrauliques persistèrent, jusqu'à ce que leur origine soit découverte dans une fuite d'huile qui trompait les micro-capteurs du train d'atterrissage. Les problèmes du moteur Vulture ne furent pas résolus aussi aisément toutefois. Le Squadron 207 avait ainsi rarement plus de 5 appareils disponibles en même temps. Le premier Manchester abattu le fût dans la nuit du 13 mars 1941,peu après son décollage, par le Feldwebel Hans Hahn de la I/NJG 2. |
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Production et problèmes toujours... |
La plupart des problèmes mécaniques ayant été réglés, une deuxième ligne de montage fût établie chez Metropolitan Vickers, et de nouveaux Squadrons de Manchester purent donc être formés. La sous-motorisation flagrante de l'avion demeurait toutefois. Ne plaisantant qu'à moitié, les membres d'un Squadron de Manchester planifièrent même leur réunion annulle dans un camp de prisonniers en Allemagne... tant les performances étaient médiocres.
Les Manchester furent interdits de vol :
- En avril 1941 : problèmes structurels sur les fixations des moteurs.
- Le 16 juin 1941 : modification du système de refroissement
- Le 30 juin 1941 : révision complète et test de tous les moteurs, d'où de nouvelles modifications...
7 août 1941 : reprise des vols et découverte de deux nouveaux problèmes :
- oscillations de l'arrière de l'appareil : résolu en agrandissant le plan arrière et les dérives. Nouvelle appellation : Manchester IA.
- Mise en drapeau des hélices problématique : résolution laborieuse...
Au final, les problèmes moteurs semblèrent s'intensifier au lieu de régresser, et les accidents grave se multiplièrent. |
Versions du Manchester |
- Manchester Mk I : version de base initiale (la seule munie de la dérive centrale)
- Manchester Mk IA : plan arrière et les dérives agrandies pour une meilleure stabilité.
Il y eut deux projets d'évolution du Manchester, afin de s'affranchir du désastreux moteur Vulture :
- Manchester Mk II : remplacement des Vulture par une paire de Napier Sabre (le moteur du Typhoon... pas sans problèmes de jeunesse non plus) ou de Bristol Centaurus.
- Manchester Mk III : passage à quatre moteurs.
C'est cette dernière solution qui fût essayée en premier et donna si grande satisfaction que le projet de Mk II ne vit pas le jour. Mi 1940 décision fût donc prise de développer un Manchester à 4 moteurs RR Merlin, bientôt rebaptisé Lancaster. |
Prototype du Lancaster... |
BT308, une voilure normale de Manchester fût munie d'une nouvelle section centrale dans laquelle furent installés les fiables RR Merlin X, au nombre de 4. Le premier vol eut lieu le 9 janvier 1941 et fût convainquit immédiatement que cette fois la machine était bonne (elle avait environ 75% de commun avec le Manchester). Ce fût donc le premier prototype du Lancaster. Le second, plus profondément modifié, fût conçu, fabriqué et vola en à peine 8 mois. Tout ce qui suivit fait désormais partie de la carrière prestigieuse du Lancaster. |
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| Spécifications |
| Dimensions |
| Longueur |
21,34 m |
| Hauteur |
5,94 m |
| Envergure |
27,46 m |
| Masses |
| Masse à vide |
14 152 kg |
| MTOW |
22 680 kg |
| Armement |
| Défensif |
8 Browning 0,303 dans les tourelles de nez (2), sur le fuselage (2) et dans la tourelle de queue (4) |
| Offensif |
soute interne pouvant recevoir 4695 kg de bombes |
| Performances |
| Plafond pratique |
5852 m |
| Vitesse maximale |
402 km/h |
| Autonomie à charge maximale |
1930 km |
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| Motorisation |
| Type |
Moteur |
| Manchester |
2 moteurs RR Vulture de 24 cylindres de 1760ch, détarés à 1480/1500 ch |
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| Critères d'identification |
Comment identifier le Manchester ? |
En exagérant à peine on pourrait dire qu'il est impossible de confondre un Manchester avec tout autre avion : sa physionomie est Tout à fait celle du Lancaster, sauf qu'il est bimoteur. Pourtant un non-spécialiste pourrait se tromper entre un Manchester et un autre bombardier bimoteur de cette époque, voici donc quelques astuces pour l'identifier à coup sûr :
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Comment distinguer le « Lancaster » du « Manchester » |
- Facile : le Manchester n'a que deux moteurs, des Rolls-Royce Vulture aux entrées d'air caractéristiques ;
- Longue arête dorsale à la base de la dérive sur la plupart des Manchester (sur la version I pour être précis).
- Tourelle dorsale différente : ovoïde sur le Manchester et ronde aplatie sur le Lancaster
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Comment distinguer le « Manchester» des autres bombardiers anglais de l'époque ? |
| Par une simple comparaison de la silhouette : |
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| Anecdotes |
- Le Manchester III fut renommé en « Lancaster » parce qu'il était très différent du Manchester typique, certes, mais surtout parce que l'Air Ministry voulait s'affranchir de la détestable réputation qu'avait le Manchester au sein du Bomber Command.
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| Photos |
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| Auteur : lancaster@free.fr |