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Guide d´identification Vought F4U Corsair |
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| Historique |
C'est en 1938 que la firme Vought répondit à un appel d'offre de l'aéronavale américaine concernant un avion à hautes performances apte à opérer à partir d'un porte-avions.
La Navy insista pour que soit monté un moteur aux cylindres en étoile, réputé plus résistant et moins vulnérable qu'un moteur en ligne ou en V.
Le 11 juin 1938 fut commandé le prototype du XF4U-1 ; une maquette de soufflerie fut prète dès février 39.
C'est là que l'on s'aperçu que l'aile en forme de W offrait une trainée moindre, une jonction au fuselage à angle droit (plus facile à usiner), une résistance aérodynamique limité et de grosses facilités pour replier la voilure et le rendre ainsi moins encombrant sur un navire.
L'appareil fit son premier vol le 29 mai 40 et les pilotes furent étonnés de la vitesse dont il était capable ! Il battit le 1er octobre 40 le record mondial de vitesse avec 652km/h. Des essais en piqués furent effectués, l'avion atteignit 860km/h…
La Navy passa commande le 2 avril 1941 pour 584 F4U-1, les livraisons s'echelonnant jusqu'en février 42, mais la situation mondiale avait changée et l'appareil était demandé à corps et à cris par l'aéronavale et le corps des Marines, au point que Vought fut obligé de sous-traiter une partie de la production chez Brewster et Goodyear…
Jeté dans la mélée des combats du pacifique à partir de juin 42, le Corsair montra rapidement que, bien que conçu pour une utilisation sur porte-avions, il n'en avait pas les qualités : la visibilité du fait du long capot était nulle, son comportement aux vitesses d'appontage assez « vicieux » et son train d'atterrissage était purement et simplement inapte à l'appontage, faisant rebondir l'avion comme une balle de tennis !!!
Les Marines, alors tous basés à terre, sautèrent sur l'occasion et en furent les utilisateurs quasi-exclusif (du moins jusque fin 44). La firme Goodyear ne produisant d'ailleurs pratiquement que des versions « dénavalisées », sans crosses d'appontage ni ailes repliables.
Les anglais furent les premiers à le mettre en œuvre sur porte-avions dès juin 43,il faut dire que les appareils qu'ils utilisaient alors étaient totalement obsolètes, ce qui leur permit de « prendre le risque » d'opérer avec le Corsair comme chasseur embarqué, moyennant toutefois de grosses modifications sur les ailes et le train d'atterissage (les USA avaient dans le même temps les moyens de patienter, leurs Bearcat et Hellcat tenant encore tête devant les japonais).
Ce n'est qu'en décembre 1944, soit 9 mois avant la fin du conflit, que la Navy l'incorpore sur ses porte-avions.
Contrairement à beaucoup d'autres appareils, sa carrière ne fut pas stoppée à la fin du conflit le 15 août 45, puisque la version F4U-5, un chasseur de haute altitude, entra en production en décembre de cette année et participa activement à la guerre de Corée. Il ne quitta les tableaux d'opération américains qu'en 1957 avec le corps des réservistes.
La France, qui se fit construire une version spéciale pour son aéronavale en 53 le fit voler jusqu'en 1964 ; quand au Honduras, il lui restait 9 Corsair opérationnels en 1980 !
La production totale fut de 12 581 éxemplaires toutes versions confondues.
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Utilisation opérationnelle |
| Initialement chasseur embarqué, le Corsair devint chasseur basé à terre (sa principale utilisation…) mais aussi chasseur de nuit avec un des tous premiers radar embarqué, chasseur-bombardier par l'ajout de pylones lui permettant d'embarquer roquettes, bombes et réservoirs supplémentaires, et même chasseur d'assaut blindé en 1952 pouvant embarquer jusqu'à 10 bombes de 250 et 500 livres. |
Pays utilisateurs |
Les USA de 42 à 57. dans la Navy et le corps des Marines durant la seconde guerre, surtout les Marines en Corée.
La Grande-Bretagne l'utilisa uniquement dans la Royal Navy et comme chasseur embarqué (photo de gauche). C'est dans cette arme et sous ses cocardes que le Corsair fut employé en Europe (sur les porte-avions Illustrious et Formidable lancés à la poursuite du cuirassé Tirpitz). L'appareil eu pour mission de couvrir la chasse alliée, mais il n'y eu aucun combat avec un avion allemand.
Les britanniques l'utilisèrent aussi massivement dans le pacifique. Dès la fin du conflit, la plupart des appareils furent jetés dans l'océan, l'accord « prèt-bail » américain stipulait que tout matériel utilisé APRES la fin de la guerre devait être payé !
La Nouvelle-Zélande reçut 404 Corsair entre mai 44 et septembre 45, surtout utilisés en appui-feu pour le « nettoyage » des îles du pacifique sud. Le squadron 14 fut la seule unité de ce pays à faire partie des forces d'occupation au Japon. En 1948, le cout de rapatriement des appareils fut jugé trop élevé : Ils brulèrent sur place…
L'Aéronavale Argentine acquit en 1958 une vingtaine d'appareils pour son unique porte-avions (l'Indépendencia), ils furent réformés en 65.
La France acheta 94 Corsair de la dernière version produite pour ses besoins : le F4U-7, tous livrés entre juin 52 et janvier 53. Contrairement à une idée reçue, ils ne combattirent pas en indochine, les pilotes furent formés sur ces appareils qui eux restèrent en Tunisie… Les combats pour Dien-Bien Phu furent efectués avec des F4-AU1 prétés par les Etats-Unis.
Les F4U-7 équipèrent 4 flotilles (les 12, 14, 15 et 17F) sur les portes-avions Arromanches et Lafayette en méditerrannée ou sur les bases d'Hyères et de Bizerte.
Ils effectuèrent de nombreuses missions d'appui-feu en Algérie jusqu'en 1961, mais c'est surtout lors du « désastre diplomatique » de Suez en 56 qu'ils furent utilisés, 2 Corsair furent perdus (un par accident, l'autre par le fait de la DCA du Caire).
La 14F réforma son dernier Corsair le 1er octobre 64.
Le Honduras possédait 18 F4-U5 et U4 depuis 56, l'état voisin du Salvador à peu près autant (des FG-1). Suite à un match de Football entre les deux équipes nationales qui dégénéra ( !!!), un conflit armé survint en juillet 69, 3 FG-1 salvadoriens furent perdus (2 par combat, un par la DCA) . Ce pays déclassa ses Corsair en 71, le Honduras les garda en première ligne jusqu'en 1980.
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| Spécifications |
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F4U-4 |
F4U-7 |
AU-1 |
| Envergure |
12,48 m |
12,50 m |
12,50 m |
| Longueur |
10,26 m |
10,53 m |
10,39 m |
| Masse au décollage |
6 650 kg |
6 090 kg |
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| Vitesse maxi |
710 km/h |
720 km/h |
830 km/h |
| Rayon d´action |
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- |
800 km |
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| Motorisation |
| Version |
Spécificités |
| F4U-4 |
Un moteur Pratt & Whitney R-2800-18W de 2500 cv |
| F4U-7 |
Un moteur Pratt & Whitney R-2800-18W de 2100 cv |
| AU-1 |
Un moteur Pratt & Whitney R-2800-83W de 2300 cv |
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| Armement |
| Version |
Spécificités |
| F4U-4 |
4 canons de 20mm ou 6 mitrailleuses de 12.7mm et 2 bombes de 450kg ou 8 roquettes.
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| F4U-7 |
4 canons de 20mm et 1810kg de charges diverses |
| AU-1 |
4 canons de 20mm et 4 bombes ou roquettes |
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| Versions |
| Version |
Spécificités |
| XF4U-1 |
Prototype. |
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| F4U-1 |
2803 exemplaires. Equipés d'un Pratt & Whitney R-2800-80 de 2000cv et 6 mitrailleuses de 12.7mm. |
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| F4U-1A |
Sous-version possédant un train d'atterrissage différent. |
| F4U-2 |
12 exemplaires. Chasseur de nuit avec un radar sous radôme et une mitrailleuse de moins pour compenser le surcroit de poids. |
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| FG-1 |
Identique au F4-U1 mais produit par Goodyear en version terrestre. |
| FG-1A |
FG-1 avec train modifié. 1694 ex. au total. |
| F4U-1C |
200 ex. équipés de 4 canons de 20mm au lieu des 6 mitrailleuses. |
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| F3-A1 |
374 ex. produits par Brewster : identiques au F4-U1. |
| F4U-1D |
1875 ex. produits par Vought : version chasseur-bombardier, avec des pylones externes pour l'emport de munitions diverses qui le rendent facilement reconnaissable. |
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| FG-1D |
2458 ex. identiques au précédent mais construits par Goodyear. |
| XF-4U3 |
Chasseur de haute altitude équipé d'un turbocompresseur, non produit en série (03 ex.), reconnaissable à son entrée d´air sous le capot. |
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| F4U-4 |
2366 ex. moteur Pratt&Whitney R-2800-18W de 2500cv. Hélice quadripale, cockpit revisité avec pour la première fois, la prise en compte de la position du pilote (genoux plus hauts, position plus allongée) pour supporter les efforts du combat. Surnommé « la mort sifflante » par les fantassins japonais. Production Vought. Plusieurs versions ont été produites :
- F4U-4 : produit pour l´US Navy pour affonter les nouveaux chasseurs japonais à partir de la fin de 1944.
- F4U-4B : équipé de 4 canons de 20 mm à la place des calibres .50 installés sur les premiers avions de cette version.
- F4U-4C : rétrofit des F4U-4 de première génération avec des canons de 20 mm.
- F4U-4N : version nocturne, produite à un unique exemplaire.
- F4U-4P : version de reconnaissance photographique produite à 9 exemplaires. Les caméras étaient logées derrière le pilote.
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| F2-G1 |
Moteur P&W R-4630-4 de 3000cv. Verrière à vision totale. Production stoppée le 15 août 45 après 24 ex. construits. |
| F4U-5 |
567 ex. Chasseur de haute altitude produit après la fin de la guerre. Un moteur P&W R-2800-32WE à turbocompresseur de 2300cv. 4 canons de 20mm. A noter que le F4U-5 a été décliné en deux autres versions, le F4U-5N (version nocturne) et le F4U-5NL (version nocturne et conditions froides). |
| (F4U-6) AU-1 |
111 ex. Version d'assaut blindée équipée de 10 roquettes de 5 pouces ou une bombe de 2000 livres sous le fuselage. |
| F4U-7 |
Version produite pour l'aéronavale française. |
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| Critères d´identification |
| La forme en W de ses ailes est caractéristique au Corsair.
L'avion fut popularisé par la série TV « les têtes brulées » réalisée en 1979, relatant la vie (très romancée…) de l'unité VMF-214 du corps des Marines et de son chef : le major Grégory « pappy » Boyington.
Seules les scènes de combats aériens étaient réelles, tirées des ciné-mitrailleuses réalisées durant la guerre du pacifique.
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| Photos |
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| Auteur : Garfield & Sergio |
| Photos : Pégase et Vought |
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