Guide d'identification
Bréguet-Dornier Alphajet
 
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Historique

Au cours des années soixante, la France et l'Allemagne cherchait à renouveler leur parc d'avions pour l'entraînement avancé. En 1968, un accord de coopération a été signé entre les sociétés Dassault-Bréguet et Dornier qui, sur la base de leur projet respectif (Bréguet 126 et Dornier P.375), donnèrent naissance à l'Alphajet, petit biréacteur biplace léger et manoeuvrable.
Cependant, l'Allemagne ayant redéfini ses priorités en matière de formation, elle parvint à la conclusion qu'elle n'avait pas besoin d'un jet d'entraînement, mais plutôt d'un appareil d'attaque au sol de petite dimension pour remplacer les vieillissants Fiat G.91R-3. Sur la base de l'Alphejet existant, le consortium créa une variante spécialisée dans l'appui-feu, l'Alphajet A.
Le 1er vol eu lieu le 26 octobre 1973 et les premiers appareils furent admis en escadre dès 1977, en France. Ils remplacèrent progressivement les T-33, les Mystère IV et les Fouga Magister, y compris au sein de la Patrouille de France.
En Allemagne, il fallut attendre le 12 avril 1978 pour voir un Alphajet en service opérationnel. Le pays réceptionna 175 avions, le dernier sortant des chaînes de montage en 1983. Aujourd'hui, il a quasiment retiré ces appareils du service actifs en les stockant ou en les donnant au Portugal, qui dispose aujourd'hui d'une cinquantaine d'exemplaires.

 
Spécifications
  toutes versions
Envergure (m) 9,11
Longueur, hors tout (m) Alphajet E : 12,29
Alphajet A : 13,23
Hauteur, hors tout (m) 4,19
Surface alaire (m²) 17,50
Poids à vide, équipé (kg) Alphajet E : 3 345
Alphajet A : 3 515
Carburant interne (kg) 1 520 / 1 630
Carburant externe, selon configuration (kg) 500 / 720 / 1 440
Charge externe maximale (kg) 2 500
Poids normal, en lisse (kg) 5 000
MTOW (kg) 8 000
Performances
Vitesse maximale, à 10 000 m Larzac 04-C6 : M.0,85
Larzac 04-C20 : M.0,86
Vitesse maximale à niveau 0 (kt) Larzac 04-C6 : 540
Larzac 04-C20 : 560
Vitesse maximale, tout sorti (kt) 200
Vitesse d'approche (kt) 110
Vitesse d'atterrissage moyenne (kt) 92
Vitesse de décrochage en lisse (kt) 116
Vitesse de décrochage, tout sorti (kt) 90
Taux de montée maxi (ft/min) 11 200
Temps de montée à 10 000 m + 7 minutes
Plafond opérationnel (ft) 48 000
Distance de décollage (m) 340
Distance d'atterrissage moyenne (m) 500
Distance franchissable maxi (nm) 2 485
Autonomie maximale basse altitude : 2h30
haute altitude : 3h30
Facteur de charge structural maximal (G) + 12 / - 6,4
 
Motorisation
Version Spécificités
Alphajet E, MS1 et 1B
Deux réacteurs Snecma/Turbomeca Larzac 04-C6 de 1250 kgp sans post-combustion.
Alphajet A, MS2 et 2
Deux réacteurs Snecma/Turbomeca Larzac 04-C20 de 1438 kgp sans post-combustion. Interchangeable avec le C6, ces nouvelles performances sont obtenues par l'accroissement de 4 % du débit du compresseur HP et l' introduction de technologie avancée pour les aubes de turbine HP permettant d'augmenter de 30° C la température d'entrée turbine (TET).
 
Versions
Version Spécificités
Alphajet E
Version d'entraînement et d'attaque au sol, construite à 303 exemplaires et livrée à 8 pays, dont la France (176 avions) et la Belgique (33) sont les principaux utilisateurs.
Notons que l'Alphajet E peut être utilisé comme appareil léger d'attaque au sol. On le reconnaît grâce à son nez rond (1) pourvu de petites moustaches sur les côtés (2).
Avionique : Radios UHF et VHF, VOR-ILS, intercom.
Armement : pod canon DEFA 30 mm (ou Mauser 27 mm) avec une provision de 150 obus, deux pylônes pouvant supporter des lance-roquettes de 2-75 in, ou des bombes de 50, 125, 250 ou 400 kg, ou des réservoirs supplémentaires.
Alphajet A
Version appui-feu produite à 175 exemplaires.
Il se reconnaît surtout par son nez pointu et il a été réalisé en quasi-exclusivité pour l'Allemagne, qui avait besoin d'un appareil d'appui-feu. Depuis, ce pays a retrocédé une partie de son parc au Portugal.
Améliorations : Moteurs Larzac 04-C20
Alphajet MS1
Appellation de l'Alphajet E dans l'Armée de l'Air égytpienne.
Alphajet 2
Produit en série par Dassault et par l'Industrie Aéronautique Egyptienne (AOI), il permet d'effectuer, en plus des missions d'entraînement normal, des missions d'appui tactique et d'entraînement au tir;
Avionique : ystème inertiel de navigation et d'attaque SAGEM ULISS 81, comprenant une centrale à inertie et un calculateur de navigation/attaque, un collimateur tête haute à tube cathodique (CTH) THOMSON/CSF VE 110, un télémètre laser THOMSON-CSF TMV 630 logé dans la pointe avant (pointe tronquée) et un un radio-altimètre TRT AHV 9, capacité d'emport du missile Magic 2, possibilité d'emporter des réservoirs de 450 L. L'ensemble coordonné par une liaison multiplexée numérique (Digibus) analogue à celle du Mirage 2000.
L'appareil est reconnaissable surtout grâce à sa pointe avant tronquée (1), ici avec la protection pour la vitre du télémètre laser.
Alphajet MS2
Appellation égyptienne de l'Alphajet 2.
Cet avion a été commandé par l'Egypte (15 ex.) et le Cameroun (6 ex.).
Alphajet 1B
Appellation de l'Alphajet E dans la Force aérienne belge.
 
Critères d'identification

L'Alphajet est un appareil très courant dans les cieux de France, identifiable au premier coup d'oeil par sa petite taille. En dehors de cet élément, l'avion a quelques caractéristiques physiques rapidement reconnaissables, de près et de loin :

      Vu d'en haut ou d'en bas
  • Des bords d'attaque de l'aile échancrés (1)
  • Des bouts d'ailes arrondis (1)
  • Des nacelles moteurs et des tuyères écartées (cercle)
  •       Vu de face
  • Aile haute à dièdre négatif (1)
  • Dérive basse (sur le fuselage) à dièdre négatif (1)
  • Entrées d'air rondes et basses (cercle)
  • Jointure aile/fuselage juste sous le deuxième cockpit (3 & insert)
  •       Autres détails
  • L'assemblage dérive/fuselage (1)
  • Les tuyères écartées et de petit diamètre (2)
  • Les verrières indépendantes et le double montant central (cerle)
  •       Ne pas confondre : le BAe Hawk et le T-45
    British Aerospace (BAe) Hawk
    Ce petit monoréacteur (alors que l'Alphajet est biréacteur) a de nombreux faux airs de famille qui amènent le profane à confondre les deux appareils. Voici des éléments pour en finir avec ce problème :
  • Un seul montant central, en position oblique (1)
  • Une dérive au bord d'attaque arrondi (2)
  • Aile basse et dépourvue de dièdre (3)
  • S'y ajoute quelques détails, visibles au sol ou en vol, qui facilitent encore la différenciation :
  • Verrière monobloc (1)
  • Bord d'attaque d'aile dépourvu d'échancrure aérodynamique (2)
  • Bord d'attaque des ailerons arrondi (3)
  • McDonnell Douglas T-45 Goshawk
    Elaboré à partir du BAE Hawk, duquel il ne diffère que très peu si ce n'est sa structure renforcée, le T-45 est aussi identifiable grâce aux couleurs day-glow très voyantes, marque distinctive des unités de formation.
     
    Pays utilisateurs
    Belgique
    Cameroun
    Côte d'Ivoire
    Egypte
    France
    Maroc
    Nigeria
    Portugal
    Qatar
     
    Témoignages de pilotes
    Palmito, ancien instructeur sur Alphajet, 1er ETO "Saintonge"

    "Tous les pilotes de combat de ces 25 dernières années ont connu l'alpha-jet, et tous sont unanimes pour dire que c'est un avion extrêmement sain. Il n'y a pas de pièges à piloter un gadget et, on peut TOUT faire avec !
    Certes, il n'est pas supersonique avec son nez rond (enfin, les nôtres!) mais en combat canon... c'est un avion redoutable ! C'est une excellente plate-forme d'apprentissage, il sait aller vite, il sait aller loin et toujours avec une sécurité de tous les instants. Reste ses équipements de bord... un rien vieillots pour les jeunes générations de pilotes de chasse qui iront travailler avec des appareils "glass-cockpit" pleins de boutons sur le manche et la manette des gaz !!! mais à y regarder de près : je n'échangerai jamais 2 barils de hawk, de T-45, de L-39 ou autre avion d'entraînement pour un baril de gadget !!"

     
    Photos
     
    Auteur : Sergio et Palmito
    Photos : Wingshots.net, Pégase, Super Mystère, Pierre Pecastaingts, Boeing, Força Aérea Portuguesa, Royal Air Force, Dassault Aviation et fas.org
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